01-04-2008 09:00
La Fondation CPA (coopération pédagogique en Afrique) travaille actuellement à la préparation des stages d’été 2008. 13 collègues suisses participeront pendant 4 semaines à la formation continue organisée avec ses partenaires africains au Mali, au Togo, et en RDC (République Démocratique du Congo).
En Suisse, la Fondation CPA constitue les différentes équipes, s'occupe de tous les problèmes d'intendance : voyage, budget,contact avec les partenaires, matériel…
Elle réunit les équipes pour une préparation touchant non seulement les contenus pédagogiques des stages, mais aussi les problèmes de communication interculturelle. Elle les informe aussi sur la situation des pays dans lesquels ils séjourneront, le cadre de travail, le profil des enseignants qu’ils rencontreront. L'évaluation touchant l'impact des stages et la qualité de la formation est une préoccupation de la Fondation CPA. Les critères qui permettront de la mener à bien sont élaborés avant le départ.
La Fondation CPA n’organise pas unilatéralement ces stages de formation. Elle peut compter sur ses partenaires africains. Ces derniers définissent les thèmes qui seront abordés durant les stages, recrutent les enseignants qui participeront à la formation, s’occupent de l’achat du matériel nécessaire, trouvent les lieux de stages et d’hébergement des formateurs (suisses et africains) et des stagiaires.
Les partenaires africains participent activement au volet évaluation. Ce sont eux qui, durant toute l’année scolaire, vont visiter les enseignants dans leurs classes pour voir s’ils mettent en pratique ce qu’ils ont appris durant l’été. Ils s’occupent aussi, d’un côté plus administratif, d’obtenir les autorisations nécessaires à la mise sur pied des stages et de faire reconnaître la formation CPA auprès des Ministères de l’Education. Et la liste est loin d’être exhaustive !
On a l'habitude de dire que le but ultime de toute démarche de coopération est de permettre aux bénéficiaires, aux partenaires africains de gérer seuls les projets.
Pour aller dans ce sens, CPA délègue de plus en plus de tâches à ses collaborateurs africains. Déjà, grande partie de l'organisation sur place et de la formation est sous leur responsabilité. Les collègues suisses apprécient l'efficacité des réalisations.
Le cliché de l’Africain qui attend patiemment et passivement l’aide internationale a du plomb dans l’aile, et c’est tant mieux pour CPA !